Le campus de Bordeaux Montaigne doit rouvrir lundi 2 novembre, avec une reprise des activités pédagogiques à partir de 14 heures. Après plusieurs semaines de perturbations liées au mouvement étudiant, la présidence veut rétablir les cours tout en maintenant des temps de mobilisation et de débat. Elle annonce aussi un soutien renforcé aux étudiants les plus exposés au décrochage, notamment ceux qui viennent d’entrer en première année de licence ou de master.
À Bordeaux Montaigne, la reprise ne se fera pas sans aménagements
La date est fixée, mais la présidence ne présente pas ce retour comme un effacement des difficultés accumulées. Dans son message du 23 octobre, Alexandre Péraud rappelle les effets des fermetures sur les enseignements et la vie universitaire. L’objectif annoncé est de permettre aux étudiants de retrouver les locaux, les personnels et les activités de recherche, tout en préservant la possibilité de débattre.
Une assemblée générale est envisagée le 2 novembre à 12 h 30, avant la reprise pédagogique de l’après-midi. L’université prévoit également une demi-journée hebdomadaire consacrée à la condition étudiante et à l’avenir du service public de l’enseignement supérieur. L’organisation de ces temps reviendra aux acteurs qui les ont proposés.

La première demi-journée annoncée après la réouverture est fixée au mercredi 4 novembre après-midi. Ce calendrier doit articuler le retour aux cours et les initiatives de la communauté universitaire, plutôt que les opposer. Les modalités de fonctionnement pourront être précisées par les composantes et les services de l’établissement à la reprise.
Prévenir le décrochage des nouveaux étudiants
Les étudiants de L1 et de M1 sont particulièrement visés par l’accompagnement. Arrivés depuis peu dans leur formation, ils disposent de moins de repères lorsque les cours sont interrompus ou déplacés. La présidence identifie le risque d’isolement, de précarité et de renoncement aux études comme une priorité à traiter dès le retour sur le campus.
Des activités de soutien ont déjà été engagées pour les premières années de licence et doivent être développées en novembre. Les ressources utiles aux étudiants de Bordeaux Montaigne regroupent les dispositifs mobilisables pendant cette période. L’enjeu dépasse le seul rattrapage d’une séance : il concerne aussi le maintien du lien avec la formation.

Les règles d’évaluation restent en cours d’examen. Le ministère a été saisi pour apporter un cadrage, tandis que les instances universitaires travaillent sur la continuité pédagogique et les modalités de contrôle des connaissances. Aucune solution générale définitive n’est annoncée dans le message présidentiel. Les adaptations devront tenir compte des situations rencontrées dans les différentes formations.
Des bâtiments encore fermés jusqu’à la fin octobre
Plusieurs bâtiments restent inaccessibles du 26 au 31 octobre inclus. La liste comprend Rosa-Bonheur, Flora-Tristan, la bibliothèque Rigoberta-Menchú, les modulaires, la Maison des arts, l’amphi 700 et les amphithéâtres de la galerie. Cette fermeture précède donc la réouverture annoncée pour le lundi suivant ; elle ne signifie pas une reprise immédiate cette semaine.
La présidence conserve parallèlement son soutien aux revendications portant sur les moyens de l’enseignement supérieur. Elle s’appuie notamment sur le manifeste de France Universités consacré à la jeunesse, signé par plusieurs dizaines de responsables universitaires. Le texte défend des mesures sur les bourses, les places de formation et les conditions d’études.

Le rendez-vous concret reste celui du 2 novembre à 14 heures pour les activités pédagogiques. D’ici là, les équipes préparent une reprise qui devra aussi répondre aux conséquences des semaines écoulées. Pour les étudiants, le retour attendu ne porte pas seulement sur l’accès aux salles : il doit permettre de renouer avec un rythme d’études et des interlocuteurs identifiés.
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