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Sébastien Labourdette prend la présidence de la FFB Nouvelle-Aquitaine

Sébastien Labourdette prend la tête de la Fédération française du bâtiment Nouvelle-Aquitaine pour trois ans. Élu à l’unanimité vendredi 11 septembre, le dirigeant béarnais succède à Marie-Ange Gay-Ramos, qui présidait l’organisation depuis six ans. Son arrivée place un entrepreneur de terrain au premier rang d’une filière régionale puissante, mais secouée par le recul du logement neuf, les mutations environnementales et les tensions sur l’emploi.

Sébastien Labourdette, dirigeant du groupe palois Sogeba, prend la présidence régionale après plus de vingt ans d’engagement dans la fédération.

Un dirigeant béarnais à l’échelle régionale

Le passage de relais ne propulse pas un inconnu dans les instances professionnelles. Sébastien Labourdette dirige Sogeba, groupe palois spécialisé dans les travaux publics. Il adhère à la fédération depuis 2002 et a présidé la Fédération du BTP des Pyrénées-Atlantiques entre 2020 et 2026. Ce parcours construit dans le Béarn lui donne une connaissance directe des chantiers, des entreprises familiales et des contraintes qui pèsent sur leurs carnets de commandes.

Son élection élargit désormais ce terrain d’action aux douze départements de Nouvelle-Aquitaine. La fédération régionale coordonne les structures départementales et dialogue avec les pouvoirs publics, les collectivités et les partenaires de la construction. Elle intervient aussi sur la formation, la prévention, l’environnement, l’économie, l’innovation et la négociation sociale.

Une présidence fondée sur le collectif

Dès son investiture, le nouveau président a fixé une méthode. Il veut une fédération ouverte sur son environnement, capable d’accueillir davantage d’intervenants extérieurs lors de ses réunions et de ses temps forts. Le cap vise à croiser les expériences plutôt qu’à enfermer la profession dans ses propres certitudes.

Sébastien Labourdette insiste également sur l’écoute et le partage. Une ligne cohérente avec son implantation locale : Sogeba emploie environ 170 personnes et intervient sur plusieurs chantiers structurants de l’agglomération paloise. À la tête de la FFB régionale, il devra toutefois composer avec des réalités très différentes, du littoral girondin aux territoires ruraux du Limousin, des métropoles aux petites communes.

La Maison du BTP de Bruges accueille la fédération régionale, qui coordonne l’action de douze structures départementales du secteur en Nouvelle-Aquitaine.

Il sera accompagné par deux vice-présidents : Thierry Leblanc, président de la FFB Gironde, et Benoît Jacquemin, président de la FFB de la Vienne. Cette gouvernance territoriale doit permettre de faire remonter les préoccupations des artisans comme celles des entreprises plus importantes.

Le bâtiment pèse lourd, mais traverse une zone de turbulence

L’enjeu dépasse une simple succession. En Nouvelle-Aquitaine, le bâtiment représente près de 8 % du produit intérieur brut régional, environ 14 milliards d’euros de chiffre d’affaires et plus de 160 000 actifs. La fédération recense aussi plus de 63 000 établissements. Ces ordres de grandeur expliquent son poids dans les débats sur le logement, la rénovation, les marchés publics et la transition énergétique.

La conjoncture nationale reste pourtant tendue. Les données 2025 publiées par la FFB montrent un chiffre d’affaires du bâtiment en recul, tandis que le neuf tombe à 39 % de l’activité, son niveau le plus bas depuis au moins trente ans. L’amélioration-entretien résiste mieux, sans échapper au ralentissement.

Pour la Nouvelle-Aquitaine, cette contraction oblige à défendre les carnets de commandes sans retarder la transformation du secteur. Décarbonation, gestion des déchets, rénovation énergétique, évolution des normes et recrutement de compétences forment désormais un même dossier.

Le nouveau président devra porter la voix d’un secteur confronté au ralentissement du neuf, aux transitions techniques et aux besoins de recrutement.

Après six années marquées par les crises

Sébastien Labourdette succède à Marie-Ange Gay-Ramos, dirigeante girondine d’une entreprise d’électricité. Son mandat de six ans a traversé la crise sanitaire, les flambées de prix des matériaux et de l’énergie, puis le retournement du marché immobilier. La nouvelle équipe hérite donc d’une organisation aguerrie, mais confrontée à des entreprises fragilisées.

Le président promet de ne pas décider seul. Ce choix de gouvernance sera observé à l’heure où les professionnels réclament de la visibilité sur la construction neuve, les aides à la rénovation et l’investissement public. Sa première responsabilité sera de transformer cette écoute revendiquée en positions communes, puis en résultats concrets pour les entreprises du territoire.

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