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TER autour de Bordeaux : la ponctualité recule malgré les nouvelles rames

Les trains du RER métropolitain de Bordeaux perdent encore en ponctualité. Le bilan présenté le 26 octobre à l’hôtel de Région fait état de 82,7 % de trains à l’heure sur les quatre lignes girondines suivies, contre 87,7 % en 2025. La baisse touche un réseau qui reçoit de nouvelles rames, mais cumule les difficultés d’exploitation. Pour ses usagers, la promesse d’un train plus fréquent reste suspendue à celle d’un service plus fiable.

Le RER métropolitain de Bordeaux loin de son objectif

Les chiffres portent sur les lignes 41, 42, 43 et 44 du réseau ferroviaire girondin. Leur ponctualité moyenne se situe désormais à plus de onze points de l’objectif contractuel de 94 %. Présenté par Bertrand Gosselin, directeur régional TER de SNCF Voyageurs, ce résultat a occupé une large place dans le comité de suivi animé par Renaud Lagrave, vice-président de la Région chargé des mobilités.

La SNCF avance plusieurs explications : vieillissement des trains et des infrastructures, chantiers ferroviaires, mais aussi succession d’épisodes météorologiques perturbateurs. Gel, tempêtes, inondations et fortes chaleurs ont compliqué l’exploitation au premier semestre. Ces causes s’additionnent sur un réseau où les mêmes voies accueillent différents types de circulations et où chaque incident peut désorganiser plusieurs dessertes.

Le comité de suivi du 26 octobre a relevé une ponctualité moyenne de 82,7 % sur les quatre lignes du RER métropolitain girondin.

La ligne 42, entre Le Verdon, Macau, Bordeaux et Pessac, concentre les difficultés. Elle affiche 82 % de régularité. Les mesures engagées à la fin de l’été n’ont pas produit l’amélioration attendue. Des navettes Pessac–Macau, peu fréquentées, ont été retirées pour réaffecter les moyens à la liaison Macau–Bordeaux, davantage sollicitée.

Cette dégradation accompagne un recul de la fréquentation sur les lignes du RER métropolitain, à l’exception de Bordeaux–Saint-Mariens, en hausse de 4,7 %. Ce contraste est préoccupant pour un projet conçu afin de faciliter les déplacements quotidiens sans voiture. Il intervient alors que les TER de Nouvelle-Aquitaine transportaient, dans leur ensemble, environ 105 000 voyageurs par jour en 2025.

La ligne du Médoc concentre les difficultés, malgré des réorganisations de desserte et l’arrivée de six rames Régio 2N pendant l’été 2026.

La Région souligne pourtant l’arrivée, pendant l’été, de six rames Régio 2N de 330 places. Ces trains augmentent les capacités disponibles, parallèlement aux aménagements de gares et de pôles d’échanges. Le bilan d’octobre montre que cet effort matériel ne suffit pas encore à stabiliser la circulation des trains et les horaires proposés aux voyageurs.

Les adaptations de desserte se retrouvent dans les fiches horaires actualisées des lignes TER. Les plans du réseau régional permettent aussi de situer les branches girondines dans l’ensemble des liaisons ferroviaires. L’enjeu du comité reste toutefois la réalisation effective des trajets annoncés, au-delà de leur inscription dans une grille.

Le financement ferroviaire sous pression

Les échanges ont également porté sur les coûts supportés par la collectivité. Renaud Lagrave a évoqué une facture de péages ferroviaires susceptible d’atteindre 110 millions d’euros annuels à partir de 2028, contre 63 millions en 2020, pour un volume de trains comparable. Ces sommes rémunèrent l’utilisation du réseau et pèsent sur le budget consacré aux transports.

La Région envisage les pénalités prévues au contrat avec la SNCF, tandis que le coût d’utilisation du réseau pèse sur ses finances.

L’élu a aussi dénoncé la réduction annoncée des concours de l’État aux Régions, dans un contexte où elles doivent financer davantage de services. La question dépasse donc les seuls retards : les moyens nécessaires à l’entretien des voies, à la circulation des trains et au développement des dessertes se trouvent simultanément discutés.

La Région n’exclut pas de recourir aux pénalités prévues dans son contrat avec la SNCF. Le prochain bilan devra surtout établir si les réorganisations améliorent la ponctualité. Sur la ligne du Médoc comme sur les autres branches, les voyageurs attendent de pouvoir compter sur leurs trains aux heures où ils en ont besoin.

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