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Université de Bordeaux : des bâtiments de cinq campus resteront fermés jusqu’au 8 novembre

La rentrée du 2 novembre ne se déroulera pas normalement pour une partie des étudiants de l’université de Bordeaux. La présidence prolonge jusqu’au dimanche 8 novembre la fermeture de bâtiments d’enseignement sur cinq campus, à Bordeaux, Pessac et Talence. Environ 20 000 étudiants sont concernés par les perturbations. Selon les formations, les cours doivent être assurés à distance, déplacés ou reportés, tandis que la mobilisation étudiante se poursuit.

Cinq campus de l’université de Bordeaux concernés

La décision vise des bâtiments situés sur les campus Victoire, Pey-Berland, Montesquieu, Peixotto et Bordes. Elle ne correspond pas à une fermeture de l’ensemble de l’université. Le droit, l’économie, la science politique et les sciences sont notamment concernés.

La prolongation a été annoncée par le président Dean Lewis dans une mise à jour publiée le 23 octobre. L’établissement avait auparavant décidé une fermeture jusqu’au dimanche 25 octobre, après de nouveaux blocages et des tentatives d’occupation. La nouvelle échéance dépasse donc les vacances de Toussaint et empiète sur la semaine où les enseignements devaient reprendre.

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Pour les étudiants, la conséquence la plus concrète est l’absence d’un calendrier identique pour toutes les filières. Un cours peut être maintenu autrement alors qu’un autre est déplacé ou reporté. La présidence indique que des ajustements sont préparés avec les directions des collèges afin de réduire les effets de cette interruption sur les études.

La sécurité invoquée, la fermeture contestée

Dean Lewis estime que les conditions nécessaires à la réouverture ne sont pas réunies. Il présente la fermeture comme une mesure de protection des personnes et des bâtiments, après les événements survenus sur les campus Montesquieu et Peixotto. Plusieurs centaines d’étudiants avaient également rejoint le siège de la présidence au domaine du Haut-Carré, à Talence.

La présidence invoque la sécurité des personnes et des locaux, tandis que des étudiants mobilisés contestent la prolongation de la fermeture administrative.

La direction reconnaît les préoccupations exprimées autour de la précarité, de l’accès aux formations et du manque de moyens dans l’enseignement supérieur. Elle distingue cependant ces revendications des blocages et dégradations. La présidence maintient sa proposition de dialogue avec les étudiants.

Cette réponse administrative est contestée par des étudiants mobilisés. Le collectif Montesquieu en lutte dénonce notamment une décision prise sans négociation et ses effets sur l’ensemble des inscrits. Le désaccord porte ainsi sur la manière de garantir la poursuite des études pendant le mouvement, autant que sur les revendications qui l’ont déclenché.

Des enseignements réorganisés formation par formation

La continuité pédagogique doit prendre plusieurs formes. L’université évoque des enseignements à distance, des relocalisations et des ressources mises à disposition des étudiants. Les consignes sont transmises par courrier électronique, au plus près des formations concernées. La fermeture d’un bâtiment ne signifie donc pas automatiquement que tous les enseignements qui s’y tiennent habituellement sont annulés.

L’organisation des enseignements doit être adaptée par les formations concernées, avec des cours à distance, déplacés ou reportés pendant la fermeture.

Les filières touchées relèvent notamment du collège droit, science politique, économie et gestion et du collège sciences et technologies. Leurs équipes participent aux adaptations annoncées. Les modalités de reprise peuvent ainsi varier entre des étudiants d’un même établissement, selon leur cursus.

Bordeaux Montaigne prévoit une reprise distincte

L’université Bordeaux Montaigne suit un autre calendrier. Son président Alexandre Péraud annonce une reprise des cours le lundi 2 novembre à 14 heures sur le campus de Pessac. Il demande cependant aux enseignants de ne pas organiser de contrôles pendant les journées de mobilisation nationale et prévoit des activités de soutien pour les premières années.

Les deux universités ne prennent donc pas la même décision pour la rentrée. À l’université de Bordeaux, l’échéance actuellement fixée reste le 8 novembre inclus pour les bâtiments concernés. À Bordeaux Montaigne, le retour en cours doit commencer dès le lundi après-midi, avec des adaptations qui tiennent compte du mouvement et des difficultés accumulées par les étudiants.

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