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Après l’incendie du Porge, le suivi respiratoire des habitants se poursuit à Bordeaux

Les consultations de pneumologie organisées au Porge après l’incendie de Saumos ont pris fin mardi 27 octobre. Depuis le 21 septembre, des médecins du CHU de Bordeaux recevaient sur place les habitants exposés aux fumées. Le suivi respiratoire ne s’arrête pas avec leur départ : trois pneumologues libéraux bordelais ont ouvert de nouveaux rendez-vous, alors qu’au moins 65 demandes restent recensées par l’Agence régionale de santé. L’objectif est de recevoir les patients avant Noël.

Au Porge, des symptômes qui ont duré après l’incendie

Installées dans un préfabriqué devant la mairie, les permanences avaient rapproché les spécialistes des communes touchées par le feu. Elles répondaient à des situations très différentes : des habitants ressentaient encore une gêne respiratoire, d’autres souhaitaient un bilan après une exposition importante. Le dispositif permettait d’obtenir un avis médical sans se déplacer jusqu’à Bordeaux.

Parmi les derniers patients reçus, une habitante asthmatique décrit des difficultés à respirer persistantes depuis l’été, y compris au repos. La consultation a conduit à une adaptation de son traitement. Son témoignage rappelle que, pour certains riverains, les conséquences de l’incendie ont continué bien après la disparition des flammes et le retour dans les logements.

Les permanences de pneumologie du CHU de Bordeaux au Porge se sont achevées le 27 octobre, après plus d’un mois de consultations locales.

D’autres bilans se sont révélés rassurants. Un habitant engagé aux côtés de la Défense des forêts contre les incendies, exposé aux fumées pendant les opérations, n’avait pas constaté de gêne particulière. Un jeune homme de 19 ans, placé sous oxygène au lendemain du feu, est également reparti sans anomalie décelée lors de sa consultation.

Ces parcours ne permettent pas de tirer une conclusion générale sur la santé de tous les sinistrés. Ils montrent en revanche l’utilité de consultations individuelles, capables de distinguer les situations nécessitant une prise en charge de celles où l’examen apporte surtout un apaisement. L’exposition aux fumées n’a pas eu les mêmes effets chez chaque personne reçue.

Vingt-trois créneaux supplémentaires dans le secteur bordelais

Trois pneumologues libéraux bordelais ont ouvert vingt-trois créneaux supplémentaires entre le 30 octobre et le 19 novembre pour prolonger le suivi médical.

À la fermeture des permanences du Porge, au moins 65 demandes demeurent en attente d’un avis spécialisé, selon le décompte de l’ARS communiqué le 28 octobre. Trois pneumologues libéraux du secteur bordelais se sont mobilisés pour prolonger cet accompagnement. Ils proposent 23 créneaux entre le 30 octobre et le 19 novembre, en supplément de leur activité habituelle.

L’organisation repose sur le dispositif RenfortMed Le Porge, coordonné par l’ARS Nouvelle-Aquitaine. Il assure l’orientation des patients vers les professionnels disponibles et la transmission des informations médicales nécessaires. L’engagement de ces cabinets complète ainsi le travail des équipes hospitalières venues consulter dans la commune pendant plus d’un mois, avec la même attention portée aux habitants concernés.

L’agence indique que d’autres médecins, notamment au nord de Bordeaux, ont manifesté leur disponibilité. Le nombre de rendez-vous ouverts n’épuise donc pas l’ensemble des besoins recensés. Il constitue une première réponse, avec un calendrier qui doit permettre de recevoir les personnes nécessitant un examen avant les vacances de Noël.

Un suivi respiratoire prolongé après les permanences du Porge

Le dispositif RenfortMed Le Porge organise l’orientation des habitants, avec l’objectif de recevoir les patients nécessitant un avis spécialisé avant les vacances de Noël.

Le volet respiratoire appartient à une prise en charge plus large des conséquences de l’incendie. Les ressources sanitaires pour le retour à domicile abordent notamment l’exposition aux fumées et les précautions liées aux lieux touchés. Elles complètent les rendez-vous médicaux, sans remplacer l’examen d’un professionnel pour une personne qui présente encore des symptômes.

Un accompagnement psychologique demeure également prévu dans les dispositifs de soutien après les incendies. Les besoins ne se limitent pas aux atteintes respiratoires : l’évacuation, la peur et les pertes subies peuvent continuer à peser sur les habitants. La fin des permanences locales marque un changement d’organisation, plutôt que la fin des soins liés à cet été.

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