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Port de Bordeaux : les dockers appelés à la grève vendredi 30 octobre

Le port de Bordeaux figure parmi les ports français concernés par un appel à la grève de vingt-quatre heures vendredi 30 octobre. La fédération des ports et docks CGT inscrit cette mobilisation dans une action internationale contre la militarisation des installations et pour la défense des emplois portuaires. Le syndicat annonce une participation massive à l’échelle nationale. L’ampleur des interruptions à Bordeaux dépendra toutefois du suivi local du mouvement et des opérations prévues ce jour-là.

Une journée de grève annoncée au port de Bordeaux

L’appel vise les activités de chargement et de déchargement, qui dépendent du travail des dockers et des personnels portuaires. Bordeaux, Bayonne et La Rochelle sont cités parmi les sites concernés sur la façade atlantique. À l’échelle du pays, vingt-quatre ports sont concernés par cette journée d’arrêt de travail, dans un secteur largement représenté par la CGT.

Le port de Bordeaux est concerné par l’appel national de la FNPD-CGT à une grève de vingt-quatre heures le vendredi 30 octobre 2026.

Tony Hautbois, secrétaire général de la FNPD-CGT, prévoit que les ports français seront arrêtés à 95 %. Ce chiffre exprime l’évaluation nationale du syndicat avant la mobilisation. Il ne permet pas d’affirmer que la même proportion sera atteinte sur chacun des terminaux girondins, ni de dresser une liste des escales qui seront retardées.

Pour les entreprises utilisatrices, la difficulté concerne le passage des marchandises entre le navire et les installations à terre. Une opération interrompue peut entraîner le report d’un chargement, la prolongation d’une escale ou la réorganisation des transports qui suivent. La journée de vendredi doit donc être prise en compte par les armateurs et les manutentionnaires.

Des emplois et des qualifications au centre des revendications

Le texte syndical dénonce les conséquences de l’automatisation sur les emplois portuaires et demande le maintien des qualifications. Les organisations mobilisées veulent défendre les métiers du secteur et leurs conditions d’exercice. Cette dimension sociale accompagne une contestation plus large des orientations budgétaires françaises, que la fédération accuse de fragiliser les mécanismes de solidarité et les droits des salariés.

La fédération défend les emplois et les qualifications des personnels portuaires, tout en contestant l’automatisation et la militarisation des installations dans plusieurs pays.

La CGT porte également un mot d’ordre contre la militarisation des ports. Elle refuse que les infrastructures portuaires soient engagées dans une économie de guerre. Ces positions relèvent des revendications exprimées par les organisations à l’origine du mouvement, alors que les ports occupent une place stratégique dans les échanges commerciaux comme dans les chaînes logistiques internationales.

Les organisations évoquent aussi la protection du droit de grève et des libertés syndicales. Leur mobilisation associe ainsi plusieurs enjeux : le travail quotidien sur les quais, les transformations techniques des terminaux et l’usage des infrastructures. L’appel du 30 octobre rassemble ces revendications dans une même journée, plutôt que dans une succession de mouvements limités à chaque établissement.

Une action internationale avec des effets locaux à préciser

Des syndicats de plusieurs pays européens participent à cette mobilisation, notamment en Espagne, en Grèce, en Italie, en Allemagne, au Portugal et en Suède. L’European Dockworkers Council est cité parmi les organisations engagées. D’autres syndicats, au-delà de l’Europe, ont également rejoint l’appel, dont la déclinaison et la durée peuvent varier selon les pays concernés.

Le port de Bordeaux est concerné par l’appel national de la FNPD-CGT à une grève de vingt-quatre heures le vendredi 30 octobre 2026.

En Gironde, les sept terminaux du port de Bordeaux accueillent des trafics différents, des produits agricoles aux hydrocarbures et aux matériaux. Cette diversité explique pourquoi les effets d’une interruption dépendent des sites, des navires et des opérations programmées. Les conséquences ne se réduisent donc pas à la seule activité visible depuis les quais du centre-ville de Bordeaux.

Le tableau des navires à quai et attendus donne un aperçu des escales, sans constituer une garantie de maintien des manutentions pendant la grève. Une autre mobilisation interprofessionnelle est annoncée le 5 novembre. Elle correspond à un appel distinct de celui des ports, dont l’échéance immédiate reste le vendredi 30 octobre.

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