ActuNews

À Bordeaux, le groupe Sterne vise 20 % de croissance et recentre sa stratégie

Le groupe Sterne, dont la direction est implantée à Bordeaux, veut accélérer. Son nouveau président-directeur général, Olivier Storch, vise une croissance de 20 % en trois ans en développant les activités existantes plutôt qu’en multipliant les acquisitions. Le transporteur spécialisé dans les livraisons urgentes et de nuit entend renforcer ses services autour des flux critiques. Derrière cette ambition, un choix : concentrer ses moyens là où son réseau est le plus solide.

Sterne vise 20 % de croissance sans miser sur les rachats

Le virage s’accompagne d’un changement de direction. Olivier Storch a pris la présidence du groupe le 1er septembre 2026, succédant à Laurent de Rosnay. Un nouveau comité exécutif doit mieux coordonner les activités françaises et européennes. La nomination d’un directeur commercial groupe, Maxime Bessière, donne une traduction opérationnelle à cette volonté de vendre davantage de services à des clients déjà présents dans le réseau.

La stratégie de développement de Sterne repose sur une croissance dite organique : gagner des contrats et élargir les prestations, sans faire des rachats le moteur principal des trois prochaines années. C’est un changement de priorité pour un groupe qui a déjà grandi par acquisitions. L’objectif de 20 % demeure une cible annoncée par la direction, pas un résultat acquis.

À Bordeaux, la direction du groupe Sterne prépare une nouvelle phase de croissance sous la présidence d’Olivier Storch, nommé en septembre 2026.

Le groupe resserre aussi sa carte européenne. Il s’est séparé de ses activités en Belgique et aux Pays-Bas, jugées trop modestes pour bénéficier des mêmes moyens qu’en France et en Allemagne. Il concentre désormais son effort sur ces deux marchés et sur l’Autriche. Cette décision ne signifie pas la fin de son activité internationale ; elle marque un choix de répartition des investissements et des équipes.

Des services logistiques autour des livraisons critiques

Sterne ne veut plus seulement transporter un colis d’un point à un autre. Sa nouvelle approche associe livraison urgente, stockage, préparation de commandes et gestion des retours. Le client peut ainsi confier au même prestataire plusieurs étapes d’un flux sensible. Dans les métiers de la maintenance ou de la santé, cette articulation compte autant que la vitesse du véhicule.

Une illustration existe déjà dans la pharmacie. Le groupe travaille avec Sagitta Pharma sur des livraisons de nuit destinées aux officines, pour que les produits soient disponibles avant leur ouverture. Le service repose sur une organisation de commandes, de préparation et de distribution ; il montre pourquoi la logistique peut devenir une composante de l’activité du client, et non un simple transport sous-traité.

Le transporteur veut associer ses livraisons urgentes et nocturnes à des services de stockage, de préparation de commandes et de gestion des retours.

La direction regarde également des secteurs où les techniciens se déplacent beaucoup : télécommunications, construction, aéronautique ou équipements de laboratoire. Le modèle envisagé consiste à rapprocher les pièces et les outils du lieu d’intervention, afin d’éviter des retours au dépôt. Le marché des pièces de rechange illustre cette logique : une livraison manquée peut immobiliser une réparation entière.

Une stratégie à mesurer sur le terrain

Le volet environnemental reste un autre test. Mutualiser les tournées, limiter les kilomètres à vide et électrifier certains trajets peut réduire l’empreinte des livraisons, mais l’effet dépend de la mise en œuvre. Sterne décrit ses outils d’optimisation des tournées et de suivi des flux comme des moyens de gagner à la fois en efficacité opérationnelle et énergétique.

Le développement annoncé privilégie la France, l’Allemagne et l’Autriche, avec une ambition de croissance organique sur les trois prochaines années.

Pour la Gironde, le sujet dépasse une annonce de siège social. Bordeaux accueille la direction d’un groupe qui pilote des réseaux européens et cherche à relier transport, données et services industriels. La réussite de la nouvelle stratégie se jugera sur des contrats, des gains mesurables et la capacité des équipes à faire travailler ensemble ces métiers.

L’ambition est chiffrée. Son exécution reste à suivre : vendre plus de services, tenir les délais et réduire l’impact des tournées sans diluer la qualité qui fait la valeur des prestations critiques.

À lire aussi : Hôtel Bonnaffé : l’îlot bordelais né de l’ambition d’un puissant armateur

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page