Le 13 octobre, l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH) choisira sa prochaine présidence. Parmi les candidats figure Franck Chaumès, patron de l’UMIH Gironde et de la branche nationale restauration. Son parcours relie les préoccupations très concrètes des établissements locaux aux arbitrages du syndicat à Paris. Sa candidature pose une question simple : quelle place les territoires auront-ils dans la défense des cafés, hôtels et restaurants ?
Un dirigeant girondin déjà installé au niveau national
Franck Chaumès n’arrive pas de l’extérieur dans cette élection. Restaurateur de quatrième génération, entrepreneur depuis 1990, il préside l’UMIH de Gironde et la branche restauration de l’organisation nationale. Il siège à ce titre dans ses instances dirigeantes. À Bordeaux, sa fonction le place au contact des patrons confrontés aux coûts de fonctionnement, aux recrutements difficiles et à la transmission de leurs établissements.
La présentation de l’UMIH 33 le montre aussi à la tête du comité de pilotage d’Exp’Hôtel. Ce salon professionnel bordelais résume une partie de son terrain : hôtellerie, restauration, fournisseurs et formation y croisent leurs intérêts. Mais diriger une branche ou un département ne revient pas à conduire l’ensemble d’une confédération. Le scrutin d’octobre le ferait changer d’échelle.

Une candidature en binôme avec Valentin Prudon
Pour cette élection à la présidence de l’UMIH, Franck Chaumès fait équipe avec Valentin Prudon, président de l’UMIH Corrèze-Creuse et candidat à la vice-présidence confédérale. Les deux hommes présentent leur projet devant les sections départementales. Lors d’une rencontre organisée par l’UMIH Nice Azur & Haut Pays, ils ont défendu une place renforcée pour les branches et les territoires dans les décisions nationales.
Leur programme promet aussi d’accompagner les entreprises face à l’évolution des usages et de mieux coordonner l’action des départements avec la confédération. Ce sont des orientations de campagne, pas des mesures déjà adoptées. En face, un autre binôme mené par Brice Sannac sollicite également les suffrages. Le résultat dépendra des électeurs de l’organisation, pas des professionnels du secteur pris individuellement.

Ce que son expérience girondine apporte au débat
La Gironde offre à Chaumès un poste d’observation particulier. Bordeaux concentre restaurants et hôtels urbains ; le Bassin d’Arcachon, le Médoc et le littoral vivent aussi au rythme des saisons. Les difficultés de recrutement ne se présentent pas de la même manière partout. Un établissement ouvert toute l’année ne gère ni les mêmes recrutements ni les mêmes charges qu’une adresse fortement dépendante des vacances.
Cet été, après les incendies en Gironde, le responsable syndical a interpellé les pouvoirs publics sur l’accès des entreprises touchées aux aides. Le débat portait notamment sur les critères de l’activité partielle pour les établissements affectés après le départ des feux. Cet épisode illustre le rôle qu’il revendique : faire remonter une difficulté précise du terrain jusqu’au niveau national, puis obtenir une réponse utilisable par les professionnels.
Son action ne se limite pas aux urgences. Lors d’une audition parlementaire consacrée aux commerces de proximité, il a défendu une meilleure préparation des entrepreneurs qui ouvrent ou reprennent un établissement. Formation à la gestion et règles d’hygiène figuraient parmi les pistes présentées. Derrière ces propositions se dessine une conviction : la survie d’un restaurant dépend autant de ses compétences de pilotage que de son savoir-faire en salle ou en cuisine.

Le vote du 13 octobre, puis l’épreuve des résultats
La prochaine présidence de l’UMIH devra représenter des métiers très différents, des cafés de quartier aux grands hôtels. Pour le candidat girondin, le défi consiste à démontrer que son expérience de restaurateur et de responsable local peut fédérer au-delà de sa propre branche. Le tandem qu’il forme avec un hôtelier répond à cette nécessité de rassemblement.
Le 13 octobre tranchera l’élection. Une éventuelle victoire ne réglerait pourtant rien d’un seul coup : les adhérents attendront surtout des réponses sur la viabilité de leurs entreprises, l’attractivité des métiers et le poids réel des départements dans les décisions. C’est sur ces dossiers, plus que sur le seul résultat du vote, que la candidature de Franck Chaumès à l’UMIH sera jugée.
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