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Restrictions d’eau en Gironde : cinq bassins soulagés, trois toujours en crise

La pluie d’octobre a changé la situation de plusieurs rivières girondines, sans effacer partout les effets de la sécheresse. Un arrêté du 28 octobre allège les restrictions d’eau en Gironde et les supprime dans cinq bassins. Trois autres restent classés en crise. Pour les habitants comme pour les agriculteurs, les interdictions continuent donc de varier selon le cours d’eau concerné et l’usage de l’eau.

Les restrictions d’eau reculent dans cinq bassins de Gironde

Le Canal des étangs, les Côtiers Est du Bassin, la Bassanne–Beuve–Brion, la Pimpine et la Saye–Meudon–Lary sortent des restrictions. Les pluies ont amélioré les débits et permis cette évolution, même si leur répartition reste inégale : le nord-est du département a davantage bénéficié des précipitations que certains secteurs de l’ouest et du sud.

Les pluies d’octobre permettent de lever les restrictions dans cinq bassins girondins, tandis que plusieurs rivières conservent des débits insuffisants.

La situation de l’alimentation en eau potable s’est également améliorée. La préfecture constate un retour à la normale et lève la vigilance instaurée sur cette ressource. Cette décision ne vaut cependant pas levée générale des mesures qui touchent les prélèvements dans les rivières. Eau potable et eaux superficielles relèvent ici de situations distinctes, que le nouvel arrêté traite séparément.

Quatre bassins redescendent d’un niveau d’alerte

L’allégement ne concerne pas uniquement les bassins entièrement libérés des interdictions. D’autres passent à un niveau moins contraignant. La Gravouse–Seignal et la Virvée–Moron redescendent ainsi en alerte renforcée ; la Laurina–Jalle du Ludon et la Livenne passent en alerte. La Dronne aval et l’Isle aval sont désormais placées en vigilance.

Des interdictions encore fortes pour l’arrosage

En alerte renforcée, l’arrosage des potagers reste interdit entre 8 heures et 20 heures. Celui des pelouses, jardins d’agrément, espaces verts et terrains de sport est interdit. Les prélèvements agricoles concernés sont suspendus le mercredi, le jeudi matin, le samedi et le dimanche, soit trois jours et demi par semaine.

L’arrêté du 28 octobre distingue les niveaux d’alerte et les usages, avec des limitations différentes pour les potagers, les piscines et l’agriculture.

Le niveau d’alerte autorise davantage d’usages, mais maintient des limites horaires. Les potagers ne peuvent pas être arrosés de 13 heures à 20 heures ; les pelouses et espaces verts, de 8 heures à 20 heures. Les restrictions agricoles s’appliquent le jeudi et le dimanche. Ces différences expliquent pourquoi deux communes proches peuvent connaître des règles différentes.

Le remplissage des piscines privées demeure interdit dans ces secteurs, avec des exceptions encadrées pour les remises à niveau et les premiers remplissages de chantiers engagés avant les premières restrictions. Le lavage des véhicules à domicile reste également interdit. Le détail des usages figure dans l’arrêté départemental du 28 octobre, qui distingue chaque niveau d’alerte.

Trois bassins demeurent en crise

Le Fongaband–Langrane, la Lidoire et la Barbanne–Lavié–Palais conservent le classement le plus sévère. Leurs débits restent insuffisants pour permettre un assouplissement comparable à celui annoncé ailleurs. Le retour des pluies automnales n’a donc pas encore reconstitué uniformément la ressource sur l’ensemble du département.

Le Fongaband–Langrane, la Lidoire et la Barbanne–Lavié–Palais restent en crise malgré l’amélioration observée dans d’autres bassins du département à la fin octobre.

Plusieurs autres bassins restent en alerte renforcée, notamment la Jalle de Blanquefort, la Jalle de Castelnau, le Lisos, la Laurence ou encore le Gaillardon–Euille. La Garonne aval demeure en alerte. La carte conserve ainsi des secteurs très contraints au milieu de zones dont la situation s’est nettement détendue.

Le chenal du Gua–Deyre–Talais, l’Andouille et le Gamage–Escouach restent également concernés par l’alerte renforcée. Le canal latéral à la Garonne conserve ce même classement. Ces maintiens montrent que la recharge observée dans plusieurs bassins n’a pas encore suffi à rétablir tous les débits.

Les règles se lisent à l’échelle du bassin hydrographique et du point de prélèvement, plutôt qu’à celle d’une simple frontière communale. Le service public VigiEau permet d’identifier les mesures applicables à une adresse et à un usage. C’est cette combinaison qui détermine ce qui reste autorisé, alors que la Gironde aborde novembre avec des rivières encore loin de présenter toutes le même niveau de récupération.

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