Un nouveau pensionnaire est arrivé au zoo de Bordeaux-Pessac : Coki, un caracal mâle de 9 ans. Saisi en Espagne, le félin avait été recueilli par l’association de protection animale AAP Primadomus avant de rejoindre la Gironde. Le parc l’a installé dans son espace « Extra-Old-inaire », conçu pour les animaux âgés. Son arrivée prolonge un parcours de protection après une détention inadaptée.
De l’Espagne à Pessac, le parcours de Coki
La saisie de Coki en Espagne précède son accueil par AAP Primadomus, structure spécialisée dans les animaux sauvages retirés de situations de détention inadaptée. La procédure, ses anciens détenteurs et la durée de son séjour au centre ne sont pas connus. Il est ensuite arrivé à Pessac.
À neuf ans, ce mâle n’arrive pas dans les mêmes conditions qu’un jeune animal né au zoo. Il doit découvrir son nouvel environnement et ses abris. Le parc indique vouloir lui proposer un cadre adapté à ses besoins. Stabilité, observation et possibilité de se retirer comptent autant que sa visibilité pour les visiteurs.
AAP Primadomus accueille en Espagne des mammifères exotiques confrontés à l’abandon, à une détention inadaptée ou à une saisie. Sa présentation du caracal et de ses besoins rappelle combien cet animal reste sauvage, même lorsqu’il a vécu au contact des humains. Sa détention comme animal de compagnie pose des difficultés ; les circonstances exactes de la saisie de Coki restent inconnues.

Un félin solitaire dans l’espace des animaux âgés
Les longues oreilles terminées de pinceaux noirs rendent le caracal immédiatement reconnaissable. Ce félin vit naturellement dans une partie de l’Afrique, au Moyen-Orient et jusqu’au sud-ouest de l’Inde. Chasseur solitaire, il se déplace beaucoup et se met à l’écart le jour. Son enclos doit répondre à ces comportements.
Coki a pris place dans l’espace « Extra-Old-inaire » du zoo de Pessac. Le parc a imaginé ce secteur pour les animaux vieillissants, avec des installations adaptées et des soins spécifiques. Son dossier de présentation du projet Extra-Old-inaire décrit cette approche du vieillissement animal. Le projet prévoit aussi des exercices destinés à faciliter certains soins. Aucun diagnostic concernant Coki ni protocole individuel n’a été communiqué.
AAP indique qu’un caracal peut vivre jusqu’à douze ans dans la nature et seize ans en captivité. Ces repères concernent l’espèce, pas l’état de santé de Coki. L’âge compte néanmoins dans la manière d’accueillir un nouvel arrivant. L’équipe doit suivre son comportement, son alimentation et son usage de l’espace. Le zoo explique vouloir lui permettre de prendre ses marques. Un animal accueilli après une saisie n’a pas à se montrer à tout moment.
Ce que son arrivée dit de la protection des animaux sauvages
L’histoire de Coki relie deux acteurs aux missions différentes. AAP Primadomus intervient auprès d’animaux victimes de détention inadaptée ; le zoo de Bordeaux-Pessac leur offre ensuite, dans ce cas, un lieu d’accueil durable. Ce relais offre un lieu adapté à un félin adulte, sans éclaircir toutes les étapes de son passé.
Les caracals attirent l’attention par leur silhouette et leurs oreilles sombres. Ce ne sont pourtant pas des chats domestiques. Ils gardent des instincts de chasse, un besoin d’espace et des comportements de retrait. Présenter Coki au public sans rappeler cette différence reviendrait à manquer le sens de son parcours. Son arrivée rappelle les conséquences de la détention d’espèces sauvages.
Le parc annonce l’arrivée de Coki à la fin de septembre 2026. La suite dépendra de son adaptation à ce nouvel environnement, que seuls les soigneurs pourront apprécier au fil du temps. Pour l’heure, le fait essentiel tient en peu de mots : après une saisie en Espagne et une prise en charge associative, Coki dispose désormais d’un lieu d’accueil à Pessac.

À lire aussi : À Bordeaux, la clinique Saint-Augustin dans le top 5 français de deux spécialités




